Plus fashion que la mode, le vintage

Au début d’une nouvelle saison Couture et du cortège de nouveautés d’une mode qui trop souvent pratique plus la redondance que la création, parcourir le livre Trésors du Vintage, la mode aux enchères, 1900/2000 apporte une vision décalée, mais combien vivifiante de la mode. Présentés selon un ordre chronologique qui suit les décades du vingtième siècle, ce sont les pièces sélectionnées par 21 grandes maisons de vente en France, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qui illustrent ce panorama de la mode. Chaque pièce est accompagnée d’une fiche descriptive avec son créateur, les tissus utilisés, le modèle, la provenance, le prix et le lieu d’adjudication. Evidemment les modèles de Chanel, Hermès, Continuer la lecture de Plus fashion que la mode, le vintage

Steve Mc Curry: Inédit… et fascinant

Inédit: le titre l’annonce, le livre le montre. Que s’est-il passé avant la photo qui a fait la une du New-York Times, de Paris-Match ou du National Geographic ? Steve Mc Curry a réalisé des milliers de photographies tout au long de sa carrière de grand-reporter, mais en réalité peu ont été publiées. Inédit livre justement tout le travail qui entouré les tirages devenus célèbres, les circonstances des prises de vue, les démarches administratives nécessaires pour accéder ici à un temple, là à un palais de gouverneur indien. Des clichés superbes accompagnent le récit de Mc Curry qui explique tout le contexte des clichés, ce qui en fait un témoignage rare. Parfois c’est la succession de reportages qui s’échelonnent sur un vingtaine d’ années qui permettent de saisir la permanence ou la transformation d’une société.

Steve Mc Curry, Inédit, Les histoires à l’origine des photographies, Editions Phaidon.

« Polar »: une anthologie de « presque » tous les maîtres du crime

En France 4/5 des livres vendus sont des polars. Mais sous le nom polar se cachent au moins quatre « sous-genres »: romans à énigme(s), roman policier, roman d’angoisse ou thriller, roman noir, selon Jean-Berbard Pouy, qui souligne que » le polar n’est pas monolithique ». Une anthologie du polar est donc une oeuvre aussi ambitieuse que le genre est complexe.

C’est pourtant à cette tâche que se sont livrés Clémentine Thiébault et Mikaël Demets, tous les deux membres des Habits Noirs. S’appuyant sur une bibliographie qui va de rcherches universitaires à des dictionnaires ou des essais sur le genre, Polar analyse toutes les facettes du genre au travers de chapitres thématiques qui Continuer la lecture de « Polar »: une anthologie de « presque » tous les maîtres du crime

LA CONSIGNE

Le titre de l’ouvrage parle peu. Sur la couverture grise  un dessin orange: plissé?  bouquet? fleur? Une énigme, mais aussi une clé. Pour comprendre la philosophie de l’ouvrage, et pour l’appliquer à soi .

Qui n’a pas, un jour, bien avant cette pléthore de volumes de dessins tout faits, imprimés en noir et blancs, crayonné sur un coin de page, dans une marge, à la volée, un signe, une esquisse? Il y a eu le jeu naïf du crayon qui jette sur le papier un trait, un trait qui dérape, appelle un autre trait, échappe au diktat de la représentation, un petit signe qui a d’abord un sens en lui-même, et qui se moque de ressembler ou de copier un quelconque réel.

La Consigne livre 50 pages de dessins, 50 pages de photos, 116 pages pour découvrir la création à l’état le plus primitif, dans sa version la plus immédiate. Des pages où des artistes livrent des croquis en noir et blanc le plus souvent, sur des pages de carnet. Pas d’agencement sophistiqué, c’est une expression brute, une création qui se donne à voir. Les successions de croquis s’imposent, imparfaits, maladroits, sans prétention, mais authentiques dans leurs imperfections, et futurs objets d’art.

De fait, ici, point d’objet au design tapageur, point de marques grandiloquentes.  Les dessins prennent le pas sur l’objet final présenté en miroir sur la page de gauche. Ils guident vers un processus créatif, loin, bien loin de la théâtralité d’un design infatué de lui-même. Bijoutier, lumigraphe, couturier, muraliste, céramiste, laqueur ,dinandier, sculpteur, doreur ornementiste, dominotier …  Les nombreuses et différentes facettes de l’artisanat d’art se dévoilent.

Tout commence par un trait, qui peut rester sobre et produire un siège, ou bien se développer, se croiser à un autre trait, se complexifier et produire une broche, un luminaire ou une sculpture baroque. Chaque page recto livre des dessins , des dessins-signes. Sur la page d’en face chaque créateur explique sa démarche. Des mots simples qui dialoguent avec les croquis. Et, en dessous, une rapide biographie. Et dans cette succession de styles aussi divers, chacun découvre la consigne, un encouragement à poser soi-même ses idées, ses signes, à retrouver sa propre capacité à créer, ce que Christian Jacob, résume par cette formule « Penser avec les mains, manier la pensée ».
Dominique Grimardia

La consigne, La consigne, les dessins des métiers d’art, Les Editions Ateliers d’Art de France, 116 pages.

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Zone Rouge: Alfa Roméo

Dans la collection Prestige d’Auto Plus un titre Toutes les Alfa Roméo de route de 1910 à nos jours, l’ouvrage conçus et fait pour les aficionados de la célèbre marque au trèfles.Un historique exhaustif de la marque de tout les voitures de série qui ont bâti l’image de cette marque jusqu’au renouveau des années 2000.

Chaque modèle est analysé sur plusieurs pages, tant au niveau historique qu’à celui des comportements routiers, Continuer la lecture de Zone Rouge: Alfa Roméo

Michel-Ange sous le bras. Pas en poche, en B.D

Michel-Ange…..en BD! Impossible, décalé, facile, accrocheur.
Dans le cas de ce livre tous les adjectifs peuvent s’appliquer. Il est des associations audacieuses, mais aucune ne résumera l’ambition de ce livre.

Michel-Ange est une B.D. Le sujet: Tout Michel-Ange in extenso. Telle est en effet l’ambition de ce livre hors normes. Continuer la lecture de Michel-Ange sous le bras. Pas en poche, en B.D

LE POP ART, UN ART PAS SI POP

Imaginons une société de l’abondance qui déverse pêle-mêle ses images et ses mythes dans un joyeux désordre. Avec enthousiasme ale monde anglo-saxon des années 5O entasse, dans son caddy de consommateur fou, Marylin, du potage Campbell, des B.D., des bêtes empaillées et de fameuses bouteilles. C’est le temps des jours heureux et de la récréation.
D’une certaine manière rien depuis les premières expositions des impressionnistes n’avait suscité un tel impact sur l’art que les premières expositions du pop Art à la fin des années cinquante. Cette vision est devenue un phénomène caractérisé par le fait que les artistes comme Roy Lichenstein, David Hockney, Continuer la lecture de LE POP ART, UN ART PAS SI POP

Plus long le chat dans la brume

Plus long le chat dans la brume , Journal d’une monteuse: un livre sur le cinéma, pas vraiment! Un livre d’illustration, pas plus! Un monologue, absolument pas! Un essai alors, pas vraiment. Un livre sur le cinéma, oui et non. Un recueil de poésie… peut être.
Voilà en quelque sorte ce qui caractérise le livre d’Emmanuelle Jay, au titre surprenant  Plus long le chat dans la brume.  C’est ce côté inclassable, qui surprend et charme. Continuer la lecture de Plus long le chat dans la brume

TAIPEI, Histoires au coin de la rue, l’envers du décor

Taïpei, c’est la capitale de la République de Chine, aussi appelée Taïwan. Avec 2,705 millions d’habitants, cette capitale politique, culturelle, économique est plus communément appelée Taîwan, du nom de l’île dont elle est la capitale. Taïpei, c’est une destination touristique, la ville aux 12 districts et notamment son mémorial Tchang Kaï-chek. Taïpei, c’est aussi la ville dont on célèbre l’ industrie particulièrement moderne,  surtout en électronique. Continuer la lecture de TAIPEI, Histoires au coin de la rue, l’envers du décor

ALBERS : LE CARRE PARADOXAL

S a manière évoqua celle des constructivistes, Tatline, Lissitzky, Malevich ou Rodchenko et leur tendance à la rectilinéarité. Le dépouillement des motifs fit qu’on l’opposa aux symphonies grandioses de Jackson Pollock ou Barnett Newman. Ses effets d’optique furent associés à ceux de l’Op’art et à Bridget Ryley.
De fait, Albers pratique la peinture en artiste médiéval et entretient avec elle un rapport dynamique éloigné de tout dogmatisme, dialoguant autant avec son public qu’avec ses élèves, dont certains devinrent à leur tour des figures de l’art américain du vingtième siècle.
Pédagogue autant que chercheur, il capte le regard dans un espace simple. Par des jeux successifs de substitution, il révèle l’interaction des formes et des couleurs, quitte à créer le vertige par la variation subtile des métamorphoses des proportions. Captivé Continuer la lecture de ALBERS : LE CARRE PARADOXAL